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7 août 2006

Death Valley

La célèbre vallée de la mort... Pour celui qui n'a jamais connu le dèsert, voilà un lieu pour le moins exotique. C'est encoreplus appréciable si vous venez de Lone Pine. La route est assez incroyable. Partez de bonne heure le matin, déjà c'est mieux pour la chaleur, même avec le secours de la clim,  mais c'est surtout la lumière qui est particulière. Le dépaysement devient total après la verdure et l'emprise de l'eau de Yosemite. Les longue lignes droites que l'on voit souvent dans les pubs sont ici bien réel et l'on croise une voiture tout les 20 miles. La route monte, monte et redescend dans une première cuvette où la terre blanche de sel nous donne un bon avant goût de ce qui va suivre. Ca remonte encore et, plongeon vers la Death valley dans une suite de montagne russe et de dos d'âne de folie... La chaleur est là, même à 10 h du matin. Plein d'options pour découvrir les sites d'exceptions. Mes préfèrés : Artists palette, Dante view et surtout Zabriskie Point. Artists Palette permet de voir des roches de couleurs pas possible, d'où le nom de l'endroit et la petite route à sens unique qui y méne est sympas. Dante view est en fait le bord des montagnes qui entourent la cuvette de Death Valley ça monte sec, attention au moteur à cause de la chaleur. de la haut, panorama sur toute la vallée. Zabriskie... sans doute l'affection pour le lieu vient en grande partie de la vision qu'Antognoni en donne dans son film culte et de la musique de Pink Floyd qui y est associé, mais pas seulement. La couleur or des ondulations de cette terre dessechée à, comme Pink Floyds, des vertues allucinogènes, accentuées par cette chaleur et, si vous avez évitez les cars de touristes, le silence mystique qui se doit de régner ici.

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4 août 2006

Au delà de Yosemite

La fraicheur de Yosemite est vite à oublier, bienvenue dans le désert. Juste avant de se diriger vers la Vallée de la mort (Death Valley), dernière vision aquatique près de Mono Lake. Pas commun ce lac en fait. D'abord il est entouré de volcans, ce qui accentue encore le caractère désolé du coin, et puis, ce lac est ...salé, genre la mer morte. De magnifiques concrétions calcaires sont visibles au bord du lac, témoin de la terrible baisse des eaux du lac dont la cause est la croisante demande en eaux de la mégapole de Los Angeles. Mono Lake porte bien son nom, mono signifiant mouche en langue indienne. en effet des colonies de bestioles s'agglutinent sur les berges, rendant l'accès à l'eau peu engageante. Une fois passée, ce rideau vivant, la surprise est totale, on flotte... La teneur en sel est si élevé, que les lois de l'apesanteur en milieu aquatique ne s'applique plus, et comme l'eau est super chaude, c'est assez bluffant comme sensation. ça, s'est pour le plus, le moins, c'est lorsque l'on sort. déjà faut reposer sur les mouches, ensuite l'eau est comme visqueuse, huileuse en fait et quand elle sèche (il fait chaud je répète) le sel gratte... et y'a pas de douche... donc prévoir des bouteilles pour le rinçage, sinon, pas dormir la nuit... bon courage

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30 juillet 2006

la côte californienne last one

On s'était arrêté à Sausalito. Juste pas loin en retournant vers l'intérieur direction le pacifique, il existe un petit bout de parc, le Muir woods National monument, qui là aussi fleur bon la nostalgie, celle des grandes forets de pins géants qui recouvraient une grande partie de cette région avant la ruée vers l'or. Les reedwoods sont des arbres de la famille des séquoias, mais qui ne savent que grandir, jusqu'à 75m de haut. De magnifiques sentiers serpentent entre ces géants, aux pieds parfois bien fragiles, comme tout géant qui se respecte et qui prennent une sacrée place quand il termine leur existence d'arbre allongés sur le sol. si l'on arrive à éviter le monde, l'on peut touché un peu du doigt la serrenité qui se dégage de ces créatures majestueuses dont il ne reste plus beaucoup de représentants. Révons au jour où ces géants repartiront à la conquête de leur territoire, comme leurs ancètres arbres dans le seigneur des anneaux...

Reprenons la direction du nord jusqu'à Stinson Beach. Comme son nom l'indique, c'est une bourgade au bord de l'océan avec une plage magnifique. Évidemment, on peut, quasiment pas se baigner (en tout cas moi..), mais ça on le sait depuis bientôt 800 km. A part ça, c'est la plage californienne typique Malibu, la cabine du safe guard, les joueurs de beach-volley et de frisbee, mais sans le coté frime-pectoraux huilés du sud. Parfaite pour une ballade câline au couché de soleil.

Dernière halte au nord de S.F. : Point Reyes. Si vous en avez pas assez de l'océan, allez à Point Reyes, c'est bon pour une over dose d'iode et d'embruns. Sans doute le climat ce jour là y est pour beaucoup, mais le brouillard, le vent, le crachin et personne (le visitor center fermé et le phare, magnifique, inaccessible ; donc prévoir son jour de visite) donne  une atmosphère, comment dire, très bretonne à ce bout de côte directement sortie du vieillard et la mer de Stevenson. Mais, c'est pas fini, c'est qu'il y a ici autre chose... (en dehors de la faille de San Andréa que l'on longe une bonne partie de la route, juste pour le fun...)

Coup de coeur : Drake Bay

Planter sa tente au bord de l'océan et se faire piquer ces chips par les ratons- laveurs ça vous tente ? Alors allez au visitor center du parc (le grand, celui qui est ouvert tout le temps...), demander un wilderness-permit au ranger et en route... une petite heure de marche et c'est le paradis... y'a même un point d'eau pour faire cuire les pâtes, si les bestioles vous les ont laissées  (en fait, comme à Yosemite, il y a des boites métalliques pour ranger la bouffe, mais les ratons sont tellement espiègles que le moindre moment d'inattention leur suffit pour faucher les provisions....). Même les biches viennent faire un petit tour à la tombée de la nuit, alors si la combinaison faune, nature préservée, océan là..juste devant, vous inspire, n'hésitez pas, c'est là...

Posté par Diud74 à 18:46 - Commentaires […] - Permalien [#]

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30 juillet 2006

La côte californienne 3

Si S.F. est magique, de nombreuses merveilles méritent largement de prendre sa voiture (les autres moyens de transports je sais pas) et d'affronter les highway. Deux solutions pour sortir : les 2 ponts, Le Golden gate of course et le Oakland Bay Bridge (Bay Bridge pour s'y retrouver sur les panneaux). Évidemment, cela dépend de l'objectif... Bay Bridge vous amène directe ou presque à Berkeley. Outre sa fameuse fac d'Etat qui est en soi un objet de visite (il ya même des enseignants français, comme le sociologue Loïc Wacquant que je salue) Berkeley est l'archétype de la ville étudiante tel que l'on s'imagine (normal pour un archétype..). Ici, on semble ne pas oublier que c'est ici que tout à commencé, le peace&love, le LSD, les protest-songs, le new-age etc.. tout ce qui rend la Californie parfois pas pareil (voir San francisco...) et ça se sent dans le coté grand campus de cette ville. C'est le seul endroit où j'ai vu des personnes lire des "livres" dans les cafès par exemple, bref un petit bain d'atmosphère berkeleysienne, ça fait du bien.

Si Bay Bridge est gratuit, Golden gate est payant, du moins pour rentrer à S.F. pour sortir, ça va... alors là, y'a vraiment plein de chose à voir et à faire... L'on va d'abord faire une petite boucle qui va nous emmener du pacifique vers la baie de San Francisco. Pour commencer, on ne peut qu'admirer le pont. Ben ouais, il est beau, si en plus y'a de la brume (c'est très souvent en été), ça peut être carrément magique. Faut pas qu'il y en est trop non plus, sinon... Donc, soi tout de suite à droite à la sortie du pont, petite plate forme sympa, soi on reprend sur la gauche et là, le point de vue est grandiose puisque qu'on  surplombe alors le pont avec S.F. en fond d'écran.

Il faut absolument (parfois j'aime bien les impératifs) continuer sur cette route cotière, elle vous emmènera dans le Marin County, petit State Park qui vous fera découvrir la côte vraiment de façon différente (Il y a un petit visitor center dans une vieille bâtisse pécheur  à ne pas manquer. D'ailleurs, il est fortement conseiller d'aller faire un tour dans les Visitor Center, d'abord parce qu'on trouve tous les renseignements pratiques sur les parcs, cartes, rando mais aussi parce qu'il ya un coté très didactique et pédagogique dans les présentations qu'ils font de la faune, flore, géologie et autres, suivant les spécificités du parc concerné. Ensuite, direction le Mont Tamalpaïs. Sa grimpe sec jusqu'à un parking, et là on continue à pied jusqu'à l'observatoire (ça grimpe aussi). de là, panorama superbe sur la baie, S.F. le pacifique etc... maintenant, direction Sausalito. Ville résidentiel au bord de la baie, sans charme incroyable si ce n'est les "houseboats". Là, on est en plein trip new-age. imaginer des embarcadères avec amarrer de chaque coté des pénjiches mais avec des formes loufdingues, allant du chalet suisse à la pagode japonaise. les plus anciennes étaient vraiment une sorte de favelas sur l'eau, avant que le mouvement hippie ne s'approprie le concept et le territoire. maintenant, à coté de l'espace new-age, l'on trouve de véritables résidences avec gardien, sécurité à la George Busch. Les quelques partisans (friqués quand même) d'une approche cool de l'existence semble ici livrer une lutte un peu désespéré face à l'american way of live post 11 septembre.

Posté par Diud74 à 15:04 - Commentaires […] - Permalien [#]

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27 juillet 2006

La côte californienne 2

Toujours en direction du Nord, après Point Lobos, petit stop à Carmel. Pourquoi petit? parce qu'ici tout est hors de prix, l'hébergement, la bouffe, les boutiques toutes plus chics (et chère) les unes que les autres. en fait, Carmel est une sorte d'hybride étrange, fruit de l'accouplement improbable de la californie et de l'Oberland Bernois. Tout ici est propre en ordre, les maisons, les rues, les gens. J'amais vu autant de Porsche au metre carré qu'ici (je suis jamais allé à Stuttgart non plus..). Par contre, la plage faut le coup et la vue sur le Pepple Beach Golf est spendide.

L'argent est tellement présent et ostentatoire, qu'ils ont réussi à rendre une route payante (17 mile drive )pour simplement voir un peu de côte (magnifique ok) et surtout leurs spendides villas au bord des golfs verts...

Petit mot sur monterey : L'aquarium. Absolument incroyable, même pour un écolo qui n'aime pas vraiment regarder des bestioles en captivité. Un peu d'auto-justification donc : A moins d'être plongeur sous-marin et profond en plus, impossible de voir ces bancs de poissons et autres méduses ailleurs qu'ici. Et puis, surtout, cet aquarium abrite des unités de recherche océanographique de tout premier plan et à mis en place un programme de réintroduction de la loutre de mer en site sauvage en recueillant les bébés loutres isolés par les tempêtes et en les éduquants à affronter les dures réalités de l'océan. Seul les plus fragiles restent à l'aquarium, participantes joyeuses et effrontées aux jeux des plongeurs de l'aquarium (faut essayer de les voir à leurs heures de repas).

San Francisco

Comment parler de San Fran sans tomber dans les clichés... C'est une maison bleue... c'est vrai, elles existent ces demeures style victorienne, toutes de couleurs pastèles accrochées aux nombreuses collines qui forment San Francisco. Et puis Bullit... Quand vous êtes au sommet de la rue, que devant le capot de la voiture vous ne voyez que l'ocean et le Golden Gates au fond et que ça bascule ( à faire tôt le matin y'a moins de circulation et on peut faire un peu talonner la caisse..) c'est au moins un petit frisson de bonheur. Et puis et puis... il ya une atmosphère. Comment décrire une atmosphère? alors dire simplement qu'ici c'est pas comme ailleurs (pas terrible), que c'est vrai qu'il y a des goldens boys,  plutôt décontractés, des décapotables branchés, des "homeless" dans certaines rues, des noirs désoeuvrés, comme dans les autres villes de Californie, mais il y a cette atmosphère de plus de liberté qu'ailleurs (si vous allez en Utah, vous comprendrez de quoi je parle)... Il faut absolumment venir à San Francisco. Même si vous aimez pas les villes (comme moi...), vous aimerez San Francisco (comme moi..)

Coup(s) de coeur :

Le Golden Gate Park

Vaste ilot de verdure (5 km de long..) dans l'ouest de la ville. A visiter en voiture, en vélo, à pieds (c'est grand). Plein de choses à voir, surtout le De Young Museum qui vient d'être entierement reconstruit, le National Aids Mémorial dédié aux disparus du SIDA, bel endroit de méditation et plus touristique, le Japonese Tea Garden, symbole de l'ouverture de San Francisco sur le pacifique et ces cultures et aussi de leur influence sur tout le mouvement New-age qui prend source d'inspiration dans cette partie de la Californie. si vous étes nostalgique (ou curieux) du flower-power, Haight Hasbury jouxte le parc. Celà à bien changé depuis les années 70, faut pas se la jouer vieux bab non plus... la récupération capitaliste et la marchandisation des valeurs libertaires sont de mises, mais il reste quand même quelques spécimens d'allumés bien distroy et quelques boutiques suffisament "étranges" pour satisfaire toute régression hyppie. (boutique de disque allucinante)

Posté par Diud74 à 18:22 - Commentaires […] - Permalien [#]

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23 juillet 2006

La côte californienne

La côte sud de la Californie devant, si tout va bien, faire l'objet d'une prochaine visite... Notre périple partira de san Louis Obispo (à mi-chemin entre L.A. et San Fran) en suivant tout ou partie de la route côtière dénommée 1 qui permet de rester le long de l'océan pacifique la plupart du temps, pour s'achever à Point Reyes, au Nord de San Francisco.

Ce périple côtier ne renvoie pas exclusivement à des parcs nationaux mais fait aussi la part belle à de plus petit parcs, les States Park (parc d'Etat) qui fonctionnent sur le même principe que les National Parks. Ceux-ci présentent néanmoins des qualités logistiques et touristiques forts intéressantes, la plupart étant beaucoup plus récents, donc mieux aménagés (souvent avec des douches chaudes, quel bonheur..).

Sans Luis Obispo et les environs

Ville à taille humaine, elle semble dynamique, jeune et marquée architecturalement par son passé hispanique (comme souvent au sud ouest des USA). Le grand intérêt se situe au bord de l'océan (la ville est un peu en retrait à l'intérieur), là, une immense plage de sable gris se déploie sur des km, bordée de bougainvilliers et dont les vagues découvrent des centaines de "sand dollars", sorte de coquillage dont la coquilles semble gravée d'une feuille de .. cannabis... pour ceux qui visualiseraient cette décoration particulière. L'on trouve ici un "State Beach" régie par des Rangers dans lequel il est possible de poser sa tente en bordure de l'océan(Pismo State Beach). Il faut juste faire attention où on la pose, les locaux ayant pris les dunes comme terrain de jeu pour leur quads, buggy et autres 4x4. A part cela, la plage est d'enfer et au couché du soleil et au petit matin avec la brume qui se lève... Si l'on ne veut pas de conditions trop spartiates dans les dunes, il y a un peu plus loin un camping tout confort avec des emplacements qui donnent directement sur la plage (20m à pieds dans les eucalyptus...) : North Beach Campground

Big Sur la magnifique

Vous dites Big Sur!! et voilà toute la littérature underground américaine qui rapplique sur les traces de Jack London. Henri Miller et Jack Kerouac sont ici des icônes que toute la "beat génération" s'est empressée de suivre dans cette région isolée des centres économiques de la Californie. Désormais, même les coins les plus reculés et sauvages de l'Amérique sont la proie de la croissance économique et les Hippies et autres Bab laissent progressivement la place aux nouveaux riches des cités proches, Monterey, San José voir même San Fran.

Si Miller and Co aimaient ce coin, c'est qu'ici, y'a rien ou pas grand chose. Juste quelques agglomérats de grosses baraques et quelques maisons accrochées aux falaises, seules face aux tempêtes hivernales du Pacifiques qui continue à déchiqueter cette côte des plus sauvages. On trouvera quand même ici une poste, une épicerie (petite) et une station service mais avec le super au prix du whisky, sans doute un hommage à Mr Miller qui en descendait pas mal (du whisky, pas du super...).

Y'a plein de ballades sympa à faire dans les collines qui présentent une végétation très méditerranéenne, les séquoias en plus. Pour l'océan, c'est plus compliqué parce que l'océan, il est à plus de 200 m en contrebas de la route, donc pas facile d'accès. Conseil amical : La ballade vers Pfeiffer Falls, pas long (700m), mais décor hollywoodien, crique déserte (pas le droit d'y aller..) océan turquoise et la seule cascade de Californie qui se jette directe dans l'océan (la photo le dit mieux que ça..). Deuxième conseil : Pfeiffer Beach (encore Pfeiffer, mais dans le coin tout est Pfeiffer à cause du magnat du bois qui sévissait dans le quartier au début du siècle dernier, rien avoir avec l'actrice à ma connaissance). L'entrée est payante (5$), mais là encore décor idyllique, le sable, les rochers, les californiens qui font du yoga, seule hic, comme sur toute cette côte, l'eau est désespérément froide...

Coté camping, soit ils sont privés et hors de prix, soit y'a le Pfeiffer Big Sur State Park, très sympa, toutes commodités, mais à absolument réserver. Si vous voulez dîner et qu'il vous reste quelques dollars (une bonne poignée), il y a 2 raisons pour aller au Nephente Restaurant. La premier est historique. Cette demeure appartenait à Horson Welles (vous savez, citizen kane) qui l'a offerte à son épouse, la grande Rita Hayworth. Bon, chacun fait les cadeaux qu'il peut à sa chérie, mais faut croire que celui-ci était pas suffisant pour elle puisqu'elle n'y a jamais mis les pieds. L'autre raison est géographico-romantique. Dîner en tête à tête amoureux (c'est mieux encore) sur ce promontoire face au pacifique et son couché de soleil, franchement, ça vaut les dollars de la note.

Les environs de Big Sur

Après Big Sur, si l'on remonte la 1 vers le Nord, la côte est une succession de collines plongeant vers l'océan, rendant cette route très sinueuse avec parfois de magnifiques maisons semblant en équilibre instable accrochéés aux  falaises façonnées par la Pacifique. Le magnifique Bixby Bridge permet de sortir de la région de Big Sur et d'atteindre Point Lobos State Reserve. Cette avancée dans l'océan  permet d'observer quelques colonies de mammifères marins, lions de mer, otaries et loutres de mer le long de sentiers côtiers, le tout dans un environnement de cyprès qui vaut vraiment la peine. Cette respiration du bon air marin permet de faire le plein d'iode, ceci juste avant de rejoindre Carmel et son coté petite maison dans la prairiemaisauborddelamer pour milliardaires.

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23 juillet 2006

Californie - Yosemite National Park

Les parcs de Californie

Yosemite National Park

Le plus beau Park de cet Etat ?, En tout cas, le premier site à avoir été protégé dès 1864, à devenir parc national en 1890 et ... l'un des plus visités...

Aussi grand que la Corse, les visiteurs se concentrent sur environ 10% de sa superficie, le reste, c'est l'aventure en autonomie totale.. Faut dire que les 10% "visités" sont absolument splendides pour peu que l'on aime la montagne, la forêt et les cascades...

Avantages : Tout est parfaitement organisés, les campings, nombreux sont super, un peu spartiates car le parc est ancien, mais en pleine nature. Du coup, il y a beaucoup de monde en été, réservation quasi obligatoire, sinon on peut tenter sa chance, mais faut vraiment arriver tôt ( système premier arrivé, premier servi). L'une des particularités du camping à Yosemite, c'est que l'on a obligation de déposer toute la nourriture (plus généralement, tous ce qui "sent bon", dentifrice, parfum...) dans des containers en métal disposés sur chaque emplacement. Au début, ça fait rigoler, mais quand on a vu une petite famille Ours traverser la route devant la voiture en pleine Yosemite Valley, on fait moins le malin après. En effet, les ours, nombreux dans le parc, trouvent finalement plus facile de casser les voitures et bouffer tous ce qui peut l'être, plutôt que de chasser dans les grands espaces (1000 voitures par an "visitées") donc ne pas négliger les consignes de sécurité.

Yosemite Valley   

A propos, on trouve tout l'indispensable  (la nourriture) comme l'inutile (souvenir kitchisime) à Yosemite Valley. Pour visiter la vallée, on pose sa voiture dans un des parking et on prend le "schuttle", une navette qui fait le tour en s'arrêtant régulièrement à tous les endroits névralgiques (et touristiques).

La Yosemite Valley est splendide, comme la route qui y mène, surtout celle empruntée lorsque l'on vient de San Francisco. El Capitan nous accueille à  l'entrée, sa parois verticale de 800 m est le graal des adeptes de la grimpe (bonjour le bivouac...), le Half Dome est lui aussi imposant, sorte de sentinelle placide de la vallée.

Pour apprécier Yosemite Valley dans toute sa splendeur la meilleure place est Glacier Point. D'accord, c'est un peu loin (même en voiture), mais la vue est à tomber (attention, c'est à pic dessous...). Sinon, avec du courage, il faut absolument entreprendre la ballade (rando serait plus juste), des cascades, Vernalls Falls (pas trop loin) puis Nevada Falls (3 h de montée..) mais toute la transpiration pour y arriver le vaut bien ...

Le coup de coeur : Tuolomne Meadows    

Pour s'y rendre, il faut emprunter La Tioga Pass, la seule route qui traverse le parc et qui permet de franchir la Sierra Nevada. c'est alors une longue succession de forêt de séquoias, de monolithes granitiques, de rivières et de lacs de montagne qui imposent des arrêts photos à n'en plus finir. Se poser au bord du Tanaya Lake au petit matin donne un sentiment de début du monde et de "paisibilité" incroyable. Tuolowne Meadows se découvre enfin. C'est une prairie subalpine au milieu de laquelle serpente une rivière (merci Redford..). L'atmosphère qui règne ici est particulière, peut être la limpidité de l'air, la fraicheur des nuits (on est à 2600 m )sans doute aussi à cause de la population qui fréquente ce lieu. L'on croisse en effet ici les adeptes de la grimpe, dans le plus pur style californien, des randonneurs souriants (ça existe) et peut être les derniers baba-cools en combi WV de l'ouest (c'est pas tout à fait vrai, on le verra plus tard), mais c'est l'impression que celà donne. Ici, même les Rangers paraissent anthentiques, intransigeants certes, mais sympathiques, comme directement sortis des photos sépias qui ornent le petit visitor center, maisonnette en pierres taillées avec une énorme cheminée (il peut neiger en septembre ici..).

Pour apprécier complètement le lieu, l'idéal est de demander après des Rangers un wilderness permit, un permis de camping sauvage, et de partir bivouaquer depuis l'un des nombreux itinéraire de randonnée du coin. Esprit lonesome cowboys garanti !!. Poser sa tente à Elisabeth Lake et se réveiller au milieu des chiens de prairies, ça le fait grave...

Si vous continuez la route, vous arrivez à la Tioga Pass, l'entrée Est du parc, fermée d'octobre à mars (3200m quand même) et commence alors une longue descente parfois très raide (attention aux camping cars) qui vous amènera à Lee Vining, direction la vallée de la mort et Las Vegas. Si vous en avez pas assez des lacs de montagne, tout de suite après le col (3/4 miles), sur la gauche, prendre une petite route mi-goudrons, mi-piste qui vous conduit au Saddlebag Lake. L'endroit est vraiment beau, niché au creux de la Sierra Nevada, des névés tout autour et le paradis des pêcheurs, enfin j'imagine vu leur nombre (en fait j'en sais rien, je pratique pas, mais ça à l'air..)

Posté par Diud74 à 17:18 - Commentaires […] - Permalien [#]

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